Vincent Pezellier : précurseur du design industriel

Vincent Pezellier est issu d’une famille d’antiquaires. Spécialiste du design industriel, il a fondé voilà 18 ans le Grenier à Roubaix, en compagnie d’Arnaud Langrand. Une histoire de famille, mais aussi d’amitié et de passion. Par Ombline Van de Weyer

Portrait Vincent PezellierPhotos : . – Portrait Vincent Pezellier

Antiquaire, c’est une vocation ?

Pas du tout. C’est l’histoire de deux copains autodidactes. Mon associé actuel, Arnaud Langrand, était parti aux Etats-Unis pour trois ans quand nous avions une vingtaine d’années, et il travaillait chez une antiquaire. Je l’ai remplacé là-bas pendant un an. C’était juste un job étudiant, mais c’était nos premiers pas dans l’antiquité.

Racontez-nous les débuts du Grenier.

Par la suite, nous avons voulu créer notre entreprise, et le Grenier est né. On a commencé avec les moyens du bord, on a appris sur le tas, on a fait des erreurs, et on en a tiré des enseignements. Et puis comme toute passion, on passe son temps en brocantes, braderies, salles des ventes, et on tisse un réseau.

À l’ère de la technologie, être antiquaire, c’est quoi ?

La clientèle a vraiment changé. Internet est un outil démoniaque : il nous a « volé » nos plus gros vendeurs, mais nous a fait connaître mondialement ! Nous fournissons aujourd’hui des groupes tels que Vuitton, IKKS, Chevignon ou Diesel. Nous avons également décoré le bureau parisien de Jean-Pierre Genet.

Vous avez choisi de vous spécialiser dans les grandes tables. Pourquoi ?

D’une part nous avons beaucoup d’espace, avec 2000 m² dont 800 m² dédiés à la vente. Par ailleurs, je suis quelqu’un de gourmand, et j’estime que la table est le pilier de la famille. Enfin, une table peut être transformée en bureau, ou autre. C’est un peu le couteau suisse du meuble !

Publié le 12/10/2012 par La rédaction
S'inscrire à notre newsletter
OK