Dominique Grisor : Portrait chinois artistique

Il y a des rencontres qui comptent. Celle avec Dominique Grisor en fait partie. A 68 ans, l’artiste-peintre lillois qui vient d’exposer sa dernière série « Abstract » à la galerie Cédric Bacqueville tend désormais vers l’épure. Il nous conte sa vision de l’Art et son portrait chinois…

“Abstract” : Une nouvelle série habitée

Le dépouillement. La simplicité du trait. C’est certainement ce qui interpelle le plus en découvrant la nouvelle série « Abstract » de Dominique Grisor. Comme si l’artiste souhaitait se débarrasser du superflu et des oripeaux de la vie. Pour avancer. Pousser sa réflexion encore plus loin, tout en restant lui-même. Sans compromis, ni fausseté. On reconnaît immédiatement la précision de la ligne, la maitrîse de la composition, la force chromatique.

Dominique Grisor et ses dernières toiles Photos : Sophie Helouard – Dominique Grisor et ses dernières toiles “Abstract”

La simplicité énigmatique

D’abord attiré par la sculpture, Grisor bifurque finalement vers la peinture dans laquelle il entrevoit « plus de possibilités ». Ses œuvres figuratives ont parfois des traits humains, et mettent en scène des animaux, des végétaux ou encore la technologie. C’est le cas des oeuvres “Croco Deal” et “Less is more”.

Croco Deal (1989)Photos : Dominique Grisor – Croco Deal (1989)Less is more (2000)Photos : Dominique Grisor – Less is more (2000)

Grisor, plus que jamais !

Etre habité qui ne sacrifie jamais à la facilité, Dominique Grisor poursuit sa quête. « Même si parfois, comme tout le monde, j’ai des doutes. Mais, la prise de risque fait partie du métier d’artiste. Il faut savoir écouter sa petite voix intérieure » confie-t-il. Son travail raisonne comme une impulsion, une urgence, un souffle vital, l’envie de laisser une empreinte sur le mur blanc : « J’aime cette immatérialité de la lumière. Ce sont des choses vers lesquelles je veux tendre désormais ».

Dans cette nouvelle série, Grisor est plus que jamais Grisor. Il nous a donné envie d’aller à sa rencontre, et de le faire parler. Du Moma de New York au Bleu de Joan Miro, il nous a confié sa vision de l’Art dans cet humble portrait chinois, à voir et à revoir.

Interview en images :

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Sophie Hélouard
Publié le 24/02/2016 par Sophie Hélouard
Si c’était un élément de décoration de la maison, Sophie serait sans doute un bow-window. Pour se percher et regarder le monde. Journaliste free-lance ascendant « presse écrite », elle aime observer ce qui l’entoure, s’imprégner de l’air du temps et décrypter les dernières tendances. To hygge or not to hygge, that’s the question…
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