Collection Kimua, mobilier style rustique bois et paille

Mobilier rustique, l’éternel retour du bois massif

En bois massif, et avec des formes faussement simples, ce meuble qui, chez certains évoquera l’enfance, n’a de cesse de se réinventer et de se réinviter dans les intérieurs, que vous viviez dans une maison à la campagne, au bord de mer, ou dans un appartement en ville !

Euskadi : un mobilier naturel au design contemporain

Tabourets en bois
© ALKI – Hiruki

Avec son atelier, logé dans le village d’Itsasu au Pays Basque, l’histoire de la maison d’édition Alki a tout pour faire rêver. Initiée dans les années 1980 par cinq amis, bien décidés à créer de l’emploi dans leur région, la coopérative mise sur la fabrication de mobilier traditionnel, de style campagne chic. Une réussite stoppée par la montée en puissance de la concurrence à l’étranger dans les années 1990. Face à cette difficulté, Alki change de cap, pour embrasser une ligne résolument moderne. De nouveau, le succès se manifeste, aussi bien chez les particuliers et les citadins que dans des lieux prestigieux, tels que la Fondation Vuitton.

Banc en bois et paille
© ALKI – Kimua

Chaise et tabouret en bois et paille

Alors du contemporain, oui, mais sans pour autant jeter aux oubliettes son savoir-faire et son identité issus de sa proximité avec la nature. Une union heureuse du passé et du présent qui s’exprime pleinement dans les créations de la maison. À commencer par la collection « Kimua » pensée par le designer Jean-Louis Iratzoki. Ce dernier embarque le travail traditionnel de l’empaillage dans une dimension contemporaine à travers des chaises, tabourets et bancs, réalisés à la main et avec des matières naturelles.

C’est à ce même designer que l’on doit le tabouret « Hiruki ». Son histoire débute dans les années 1940, toujours au Pays-Basque. Un ethnologue, du nom de José Miguel Barandiaran, s’en va collecter un tabouret dans une ferme de la région. Celui-ci est alors confié à un membre de la famille Iratzoki, qui travaille déjà à l’époque le bois. Il est par la suite reproduit par le grand oncle, puis le père de notre designer. « Hiruki », triangle en basque, en est son interprétation personnelle.

Chêne et noyer, le bois massif pour un style brut en intérieur

Tabourets en bois massif
Cassina © Perriand

Figure tutélaire du design du XXᵉ siècle, Charlotte Perriand a toujours clamé son amour des grands espaces. Notamment pour la montagne, véritable terrain de jeu qui n’a eu de cesse de l’inspirer tout au long de sa carrière. D’origine savoyarde, on doit notamment à cette collaboratrice du Corbusier la station de ski les Arcs. La designeuse a aussi laissé son empreinte à Méribel, où elle a édifié un châlet dans les années 1960. Une ville à laquelle elle a rendu hommage à travers deux tabourets. Ce sont des meubles en bois massif dont l’un est baptisé « Méribel », et le second « Berger ». Des figures emblématique du paradis de la créatrice. Utilisées dans leur forme initiale pour traire les bêtes de la ferme, les interprétations de Perriand sont éditées par la vénérable maison d’édition italienne Cassina.

Le tabouret « Berger » est une variante basse à trois pieds en bois tournés à la main. Quant au tabouret « Méribel », c’est une version haute avec trois pieds angulaires à section coupée. Conçus en chêne ou en noyer, ces meubles en bois massif offrent une sensation de douceur. Ils se déclinent dans des finitions naturelles ou de couleurs noires. Ce type de bois apporte une atmosphère à la fois chaleureuse et contemporaine à votre décoration.

Artisanat de la beauce, gamme de meubles en bois

Chaise en bois, Jean Touret
© Piasa – Jean Touret
Banc et table en bois, Jean Touret
© Éditions de l’Amateur – Jean Touret

Peu connu du grand public, le sculpteur français Jean Touret s’offre au XXIᵉ siècle un regain de popularité. Cet artiste, à qui l’on doit notamment l’autel disparu dans les flammes de Notre-Dame de Paris, voit sa côte dans les maisons de vente en hausse, et se retrouve aujourd’hui au cœur d’un ouvrage édité aux éditions de l’Amateur.

Installé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans un village de la Beauce, ce peintre, qui a appris le métier de bûcheron pendant sa captivité en Allemagne, découvre le travail de potiers, de menuisiers et de vanniers. Des activités artisanales concurrencées par la production industrielle à l’époque, qu’il choisit d’embrasser à travers une nouvelle carrière en produisant des meubles. Ceux-ci sont réalisés en bois, matière naturelle qui participe à la décoration intérieure. Il donne alors naissance à une nouvelle grammaire esthétique convoquant sans détour le monde rural. Et tout cela en explorant une forme de modernité indéniable.

Vous aimerez aussi...

Retour sur la Dutch Design Week 2022 !

Maison & Objet septembre 2022 en neuf coups de cœur !

Déco naturelle : la paille comme objet design

Toutes nos rubriques