Téléphone connecté

L’habitat connecté, confort et simplicité dans les intérieurs

Il y a une quinzaine d’années, le marché de la domotique a émergé, séduisant immédiatement les consommateurs. Oscillant entre effet de mode et tendance de fond, sa croissance a longtemps été nuancée. Depuis la pandémie, les ventes liées aux objets connectés ont bondi, relançant ainsi le marché. Focus sur ces innovations performantes et pratiques pour un quotidien simplifié.

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Bâtiment connecté, un quotidien facilité

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La différence entre domotique et logement connecté

Tout d’abord, il ne faut pas confondre domotique et logement connecté. Si l’une est un système permettant de contrôler et d’automatiser une maison et de réaliser une programmation à distance, le second, quant à lui, est son prolongement. En effet, pour le dispositif de l’habitat connecté, la communication entre objets se fait à l’aide d’un protocole radio. Celui-ci nécessite peu de travaux, contrairement à la domotique qui repose sur un système de réseau filaire, plus complexe et onéreux. Ainsi, il suffit de centraliser tous les équipements via une commande centrale unique. Le tout est par la suite relié à un smartphone, une tablette ou encore une enceinte bluetooth grâce à une connexion internet.

« Ce type de logement utilise la connectivité des smartphones ou des enceintes vocales pour piloter facilement et à distance de nombreux équipements du logement : chauffage, volets roulants, éclairage, alarmes », explique Quentin D’Aboville, Directeur Marketing Produit de Delta Dore – Smart Home (entreprise française spécialisée sur le marché du logement connecté). « Alexa lance la musique », « Dis Siri augmente le chauffage », des phrases qui sont rentrées dans notre quotidien, notre habitus comme le définit le sociologue Pierre Bourdieu. Une phrase suffit à enclencher le mécanisme et faciliter les gestes du quotidien.

Franchir le pas des équipements connectés

Tester les technologies selon ses propres besoins, voilà comment beaucoup de consommateurs franchissent le pas de l’habitat connecté. Leurs principaux critères de départ sont les suivants : le besoin de sécurité, la gestion automatisée et la réduction de la facture énergétique. « L’habitat connecté favorise le confort de l’habitant et permet des économies d’énergie grâce aux programmations, tout en étant plus sécurisé », souligne-t-il. Le premier usage de la maison intelligente concerne l’éclairage. Choisir l’éclairage d’ambiance selon ses envies et le piloter à distance séduit beaucoup de consommateurs. L’espace outdoor de la maison connaît également de plus en plus d’aménagements connectés. On retrouve en tête l’arrosage automatique qui s’est imposé et continue de le faire. L’habitat connecté se présente ainsi comme une réelle opportunité pour améliorer son confort et son mode de vie.

L’optimisation des fonctions de l’habitat

Équipements connectés

Une connexion à distance pour garder le contrôle

« Une fois que les équipements sont compatibles avec un système de centralisation, il est très facile de piloter, programmer et centraliser l’ensemble des équipements connectés à distance ou depuis chez soi », précise le spécialiste. Franchir le pas et oser l’installation d’équipements connectés, c’est définitivement l’assurance de garder un œil sur ce qui se passe chez soi, et ce n’importe où et à tout moment. Vérifier la sécurité via les caméras de surveillance, ajuster la température intérieure ou encore fermer les volets ou lancer une machine à laver en un clic… C’est une nouvelle manière de vivre qui repousse les limites des fonctions de l’habitat. Par exemple, en période de fortes chaleurs, les volets peuvent se fermer automatiquement pour bloquer les rayons du soleil, permettant de conserver la fraîcheur et de limiter le recours à la climatisation.

Les critères de mise en œuvre

La mise en œuvre d’une maison ou d’un bâtiment connecté doit répondre à six critères primordiaux : l’architecture réseau, la connectivité, les équipements et interfaces, le management responsable, la sécurité numérique et les services. Les technologies de communications sans fil se perfectionnent davantage permettant in fine « d’optimiser l’ensemble des fonctions de l’habitat », se félicite Quentin D’Aboville. L’un des autres principaux bénéfices de ce type de logement est l’analyse de données, notamment celles relatives à la consommation.

Des dispositifs performants pour des habitats individuels ou collectifs

En outre, les nombreux capteurs indiquent au propriétaire toutes anomalies, lui permettant ainsi de les corriger à distance. « Par exemple, l’automatisation des volets roulants limite l’usage de la climatisation et du chauffage en prenant en compte l’ensoleillement » – apports gratuits l’hiver, fermeture l’été pour limiter l’usage de la climatisation – expose-t-il. Dans la conjoncture actuelle d’augmentation sensible des prix de l’énergie, les consommateurs s’orientent de plus en plus vers des solutions pour avoir un chauffage ou une climatisation à moindre coût. À terme, la facture d’énergie peut diminuer jusqu’à 30% grâce à ce dispositif.

Ce système d’optimisation des dépenses énergétiques s’applique également aux bâtiments connectés, et donc, par extension à leurs habitants. Certains bailleurs sociaux et promoteurs développent leur propre application mobile. L’objectif final : l’amélioration du processus de facturation via des nouvelles technologies. Cela permet par exemple de détecter des fuites d’eau ou de gaz grâce à des capteurs directement placés dans les compteurs respectifs. De plus, les habitants d’un immeuble connecté sont avertis par SMS ou par une alerte en cas de détection d’une potentielle panne, d’un dysfonctionnement ou encore de personnes ou de portes bloquées de l’ascenseur. Performants et rassurants, ces dispositifs devraient se perfectionner dans les prochaines années.

Les défis à relever pour l’habitat connecté

Tablette connectée à l'habitat

L’énergie connectée

Selon les résultats du Baromètre Qualitel 2018, seulement 3 logements sur 10 possèdent au moins un équipement connecté. La part des habitats qui en comptent deux ou plus ne représentent que 30%. Il apparaît donc clairement que le premier défi est de démocratiser davantage l’habitat connecté. Cette démocratisation passe principalement par l’extension des usages, offrant plus de choix aux usagers. « Certains pays comme l’Italie par exemple, ont créé des niveaux de connectivité des logements et déploient actuellement des labels à l’instar de ce que nous avons sur l’étiquetage des logements (A,B,C…) issu du DPE », indique Quentin D’aboville.

Rappelons ici que dans le monde, le secteur de la construction et du bâtiment représente 35% de la consommation énergétique et 38% des émissions de CO2, selon le bilan de l’alliance mondiale pour le bâtiment et la construction (Global ABC). La connectivité répond donc à un enjeu majeur de la transition énergétique. Une thématique fondamentale pour le futur de notre planète. Si les technologies sont toujours plus performantes, leurs utilisations sont toutefois confrontées à deux principales limites.

En premier lieu, les personnes réfractaires aux smartphones auxquelles il faut être capable de proposer une alternative. Cela peut se traduire par des interfaces vocales ou physiques à l’intérieur même du logement. La seconde limite est l’incompatibilité entre certains systèmes. En effet, cela restreint l’installation de quelques aménagements connectés. Les ingénieurs travaillent donc à favoriser l’interopérabilité entre les différents objets connectés et leur pérennité. Ces améliorations sont indispensables souligne le professionnel, « aujourd’hui le marché de la maison connectée devient un marché général, avec +11,3% de croissance annuelle en Europe ». Par ailleurs, face au contexte actuel de pénurie de matériaux et par extension des coûts de construction, « la connectivité permet d’apporter des résultats très intéressants », d’autant plus que la nouvelle réglementation RE2020 va dans ce sens en privilégiant le pilotage des protections mobiles pour améliorer le confort des occupants.

La connectivité des habitats pour vivre mieux demain

Les équipements installés doivent être compatibles avec les solutions d’aujourd’hui et de demain. En témoigne l’exemple du phénomène du vieillissement de la population. La connectivité offre aussi longtemps que possible la possibilité d’un maintien à domicile des personnes âgées. C’est incontestable, l’état actuel du marché de l’habitat connecté annonce des jours heureux.

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