Nos conseils pour bien se chauffer sans se ruiner

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je n’ai pas trop bien digéré mes factures EDF, l’hiver dernier, pendant la trop longue période de froid. Pourtant, l’été tropical à l’intérieur du séjour, tandis qu’un blizzard glacé souffle à l’extérieur, ce n’est pas trop mon truc. Je ne pousse pas le thermostat au-delà de 20 degrés, j’éteins les appareils pendant mon absence la journée et je préfère nettement dormir dans une chambre fraîche, la couette remontée jusqu’au bout du nez, que de supporter la touffeur d’un chauffage poussé au maximum.

Économies d'énergiePhotos : ADEME / F. Macard – Économies d’énergie

Nos astuces pour réduire votre facture d’électricité

Dans un premier temps, voici un petit tour des idées qui ne coûtent pas cher, mais qui peuvent rapporter gros.

Isolation : les investissements qui rapportent

De nombreuses habitations ne sont pas bien armées pour passer l’hiver au chaud. Un contrôle s’impose pour la quasi-totalité des maisons bâties avant 1974, date de la première réglementation thermique.

Mais c’est à partir de septembre 2006 que les logements neufs sont les mieux adaptés, et que vous pouvez être sereins. Pour les maisons anciennes, la réalisation d’un Diagnostic de Performance Énergétique (50 % de crédit d’impôt, hormis les cas où le DPE est rendu obligatoire par la loi) permettra de faire évaluer par un tiers indépendant la consommation énergétique prévisionnelle du logement.

Outre cette estimation, le diagnostic comprend également des recommandations techniques qui permettent de connaître les mesures les plus efficaces pour économiser l’énergie. Le prix d’un bilan variant d’un technicien à l’autre, n’hésitez pas à demander plusieurs devis. Muni de votre bilan, envisagez les travaux le cas échéant.

Un double-vitrage contre le froidPhotos : Source AAA Kline – Un double-vitrage contre le froid

Des travaux utiles à confier à des pros

Ne vous faites pas d’illusions, la qualité des logements anciens sur le plan thermique étant aléatoire, votre étude vous engagera sans doute à faire des travaux.

Outre les économies réalisées rapidement sur la note de chauffage, ils vous permettront cependant d’avoir un argument supplémentaire si vous vendez votre maison. Et d’ici quelques années, cet argument pourrait vraiment se chiffrer dans le prix de vente.

Pouvez-vous réaliser vous-même ces travaux ? A priori, rien ne vous en empêche.

Encore faut-il prendre quelques précautions : il est inutile, voire dangereux, d’isoler si votre maison connaît des problèmes d’humidité.

Chaque isolant correspond à un usage bien précis, et les travaux sont souvent longs, minutieux et lourds à réaliser.

Pour parfaire votre connaissance du sujet, n’hésitez pas à jeter un coup d’oeil sur le site de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie).

Si vous faites appel à des entreprises, diverses aides comme la TVA réduite, les crédits d’impôts (25 % pour l’isolation thermique, 15 % pour le remplacement d’anciennes fenêtres), les primes par l’ANAH (Agence Nationale de l’Habitat) ou la DDE-ANIL (Agence Nationale pour l’Information sur le Logement), et les subventions des caisses de retraites, peuvent vous être accordées.

Chaudière économiquePhotos : Renovatop – Chauffage du Nord – Chaudière économiqueChaufage au solPhotos : Renovatop – Chauffage du Nord – Chaufage au solPanneaux solairesPhotos : Renovatop – Chauffage du Nord – Panneaux solaires

Les systèmes de chauffage qui ont le vent en poupe

En fonction de vos habitudes de vie et de votre habitation, certains modes de chauffage seront plus adaptés que d’autres. Voici quelques pistes pour vous aider à faire le bon choix.

  • Les pompes à chaleur

Pour utiliser intelligemment l’électricité, les pompes à chaleur sont un compromis économique et écologique intéressant. Elles récupèrent en effet l’énergie dans l’eau, les sols (pompes géothermiques) ou l’air (aérothermiques) qui nous entourent. Elles fonctionnent grâce à l’électricité. Leur efficacité dépend du ratio consommation électrique / énergie restituée.

Bon à savoir : Les pompes les plus fiables (aux résultats stables) sont les pompes géothermiques qui vont puiser l’énergie dans les profondeurs du sol, avec des performances plutôt égales toute l’année, car les températures du sol varient peu. Mais elles sont plus compliquées à installer, du fait de la nécessité de creuser en profondeur, à 80 mètres environ, ou de déployer des centaines de mètres de tube.

  • Les solutions aérothermiques

Les solutions aérothermiques sont simples à installer mais leur performance diminue en période de froid plus sévère. Une étude de coût s’avère donc nécessaire avant d’investir.

  • Les chaudières à condensation

Votre chaudière doit être changée ? Quel que soit le combustible utilisé (gaz, fioul) ou l’énergie (un raccordement à une solution solaire est possible), la chaudière à condensation comme la chaudière à basse température offrent de très bonnes performances énergétiques et permettent de faire une économie globale de l’ordre de 25 à 30 % par rapport à une chaudière standard. Plus chères à l’achat que les chaudières classiques, elles permettent de bénéficier d’un crédit d’impôt de 25 % du prix d’achat du matériel, à condition d’être installées par un professionnel.

 

Le chauffage solaire, en complément

L’installation comprend des capteurs thermiques sur le toit et un dispositif de stockage (système à hydroaccumulation ou plancher solaire) afin de dispenser l’énergie accumulée par beau temps au moment opportun.

Plus l’ensoleillement est régulier, plus le système est efficace. Dans le Nord de la France, le solaire ne couvrira pas plus de 40 % des besoins énergétiques (eau et chauffage). Il faudra donc impérativement coupler cette énergie avec une chaudière, des convecteurs, une cheminée avec insert…

Pour pouvoir installer des panneaux solaires, il est indispensable de disposer :

  • d’une toiture adéquate, car les panneaux déploieront une surface de 8 m² minimum (il faut compter 1 m² de surface pour 10 m² de surface habitable),
  • d’une bonne exposition,
  • d’une inclinaison suffisante (idéalement 45°).

 

OkoFENPhotos : OkoFEN – Chauffage du Nord – OkoFENPompe à chaleurPhotos : OkoFEN – Chauffage du Nord – Pompe à chaleur

Le chauffage au bois

Savez-vous que les chaudières à granulés et à plaquettes offrent le même confort que le chauffage au fioul… avec 10 fois moins d’émission de CO² ?

Pas étonnant que les chaudières à bois aient le vent en poupe ! Avec un rendement de 80 à 90 %, les chaudières à granulés ont révolutionné l’usage du bois.

La haute densité de ce petit cylindre de sciure de bois permet un stockage aisé, dans un silo de plusieurs m² (la plupart du temps enterré). Le rendement peut être équivalent à celui des chaudières au fioul. Autre avantage majeur de ce mode de chauffage : l’automaticité et l’autonomie.

Chaudières à condensation, chaudières couplées aux panneaux solaires… : les fabricants proposent des produits de plus en plus « verts ». Lorsque le matériel de chauffage au bois bénéficie du label Flamme Verte, ou qu’il présente un rendement supérieur à 65 %, il est éligible au crédit d’impôt.

Ce dernier s’élève à 25 % du montant de l’investissement, à l’exclusion des frais d’installation (main d’oeuvre). Néanmoins il peut être de 40 % lorsque la chaudière est labellisée Flamme Verte et qu’elle remplace une chaudière obsolète.

 

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Publié le 12/10/2012 par La rédaction
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