Ô les belles assises !

Michel
Thilie, tapissier décorateur me propose de
me faire découvrir son métier
qui est aussi sa passion depuis plus de vingt ans. Immersion au cœur des secrets d’atelier, entre odeurs de colle et outils particuliers. Suivez mon initiation aux étapes majeures de la réfection d’un siège selon les méthodes traditionnelles.
Par Elise Coqueret

-Photos : Photos : Adrien Lhommedieu – –

Petit lexique du tapissier…

Le tire-sangle : « instrument de torture » d’après Michel. Outil garni de pointes de métal bien saillantes, aide à bien tendre les sangles. Outil indispensable car c’est sur les sangles que seront cousus les ressorts. Le ramponneau : bien joli nom pour ce marteau singulier. Parfois aimantée, sa face de frappe est adaptée à la taille des semences et aide également à la fixation des sangles. Semences : petits clous de tapisserie Houzeaux : ils permettent de prendre des marques avant le piquage ou encore de maintenir le tissu de recouvrement, avant la découpe par exemple.

Le sanglage

La première étape qui s’offre à moi est donc celle du sanglage, c’est-à-dire la mise en place des sangles sur l’assise. Cette étape est décisive, car ces sangles entrecroisées servent de base à la disposition de la garniture. La tension doit être optimale, et heureusement que Michel est là pour me seconder !

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Les semences

Ensuite, nous plaçons donc la sangle forte que nous fixons à l’aide de semences, ces « petits clous que les tapissiers mettent souvent dans leur bouche, pour ne pas les perdre, et les avoir à portée de langue », parole d’expert !

Le guindage

Une fois le sanglage effectué, nous plaçons et cousons les ressorts en quatre points arrière sur les sangles, en veillant à ce que leur répartition soit régulière et symétrique. Nous pouvons ensuite guinder ces ressorts entre eux, c’est-à-dire les ficeler… La tâche étant trop lourde à réaliser pour une débutante comme moi, Michel prend le relais…

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Garnier et recouvrir

Il ne me reste plus qu’à recouvrir l’assise de toile forte et à placer au-dessus, par poignées, des boulettes de crin végétal ou de ceylan crin( à base de noix de coco, plus souple et moins sèche). Voilà mon siège bien garni ! Mon initiation est maintenant terminée, laissez-moi vous préciser que Michel organise des stages durant tout le mois de juillet, avis aux amateurs… !

Publié le 12/10/2012 par Elise Coqueret
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