Le Top 50 du mobilier rétro

Envie de style rétro ? Les grandes marques proposent des rééditions de meubles et accessoires incontournables. Certains modèles sont légendaires, d’autres sont à redécouvrir, tous ont marqué leur époque ! Faites entrer les fifties chez vous…
Par Valérie Habracken

Ligne RosetPhotos : Ligne Roset – Ligne Roset

Le bureau Tanis de Ligne Roset

Le bureau CM 141, rebaptisé Tanis, est très représentatif de la période fonctionnaliste de Pierre Paulin. Ses créations, comme celles de Charlotte Perriand, Jean Prouvé et Pierre Jeanneret dans les années 50, se basaient en effet sur la légèreté des matériaux et la finesse du dessin, avant qu’elles n’évoluent vers la couleur et les formes organiques (Paulin créera le fameux fauteuil Pumpkin pour l’appartement des Pompidou à l’Elysée). Un rien sévère, le bureau Tanis, produit à l’origine par la maison Thonet à partir de 1954, s’inspire du Bauhaus pour être tout à fait intemporel.

La lampe de bureau Standard de Jieldé

À la fin des années 40, lassé de ne pas trouver de luminaire adapté à son activité dans le secteur de la mécanique générale, l’ingénieur Jean-Louis Domecq souhaite se doter d’une lampe de bureau correspondant à ses exigences. La petite Standard, qu’il dessine en avril 1950, est donc simple, robuste et articulée afin de s’adapter à tous les postes de travail. Fort de cette invention géniale, Jean-Louis Domecq crée en 1953 une société dédiée à la commercialisation de sa lampe et dont le nom est formé de ses initiales : Ji eL Dé. Depuis cette date, la Standard est peu à peu sortie de son contexte purement industriel pour devenir lampadaire, liseuse, applique murale… et une véritable icône.

Photos : Jieldé / Steiner – Photos : Jieldé / Steiner –

La chaise Diamant de Steiner

Pour le designer René-Jean Caillette, comme pour bon nombre de créateurs de sa génération, le meuble de qualité ne doit plus seulement s’adresser à la clientèle aisée. Moins connu que Jean Prouvé ou Pierre Paulin, Caillette leur est cependant comparable. Il dessine des modèles pour les sociétés les plus innovantes de l’époque : Airborne, Steiner, Disderot. Datant de 1957, sa chaise Diamant reçoit un grand prix lors de l’Exposition internationale de Bruxelles de 1958. Caillette en dévoile un peu les secrets quand il déclare : « Je l’ai dessinée avec un bout de carton, me disant que si le carton pouvait se plier, le bois se plierait. » En contreplaqué moulé, résolument minimaliste, la chaise est néanmoins tout à fait confortable. Indémodable, ce diamant-là est un vrai bijou.

Le réfrigérateur Années 50 de Smeg

Un des symboles de l’American way of life, le réfrigérateur, est présent dans 7,5 % des foyers français en 1954. En 1960, 24,8 % des ménages français en possède un… Carrossé comme une Cadillac (poignée chromée, volume imposant et formes arrondies), le réfrigérateur Années 50 de Smeg n’a pas changé d’un iota depuis les fifties. Mais derrière le design authentique se cache une technologie bien de notre époque (consommation d’énergie réduite, compartiment congélation…). Rétro, oui, mais sans sacrifier au confort et à l’environnement !

VitraPhotos : Vitra / Knoll – VitraKnollPhotos : Vitra / Knoll – Knoll

L’Eames Plastic Side Chair de Vitra

L’Eames Plastic Side Chair est la version actualisée de la légendaire Fiberglass Chair dessinée par les Américains Charles et Ray Eames en 1950. Conçu en collaboration avec Zenith Plastics pour le concours « Low-Cost Furniture Design » du Museum of Modern Art de New York, il fut le premier siège en matière plastique de fabrication industrielle. On l’a vu partout : dans les bureaux, dans les chambres d’enfant, dans les aéroports (fixé en rangs sur des traverses). Ce classique revient en force cet automne grâce à Vitra, qui réintroduit la Plastic Side Chair dans sa version avec rembourrage en mousse. Confort garanti !

La table Tulipe de Knoll

Le Finlandais Eero Saarinen a fait fureur avec la gamme Tulipe, créée pour Knoll en 1956. Le mobilier Tulipe (table, guéridon, fauteuil, chaise et tabouret) se distingue par un piètement évoquant la tige d’une fleur. Réalisés avec des matériaux modernes et destinés à être fabriqués en série, les meubles Tulipe devaient être suffisamment neutres pour s’adapter à des environnements variés. Aujourd’hui, la table Tulipe s’offre même une réinterprétation néoclassique, avec un plateau en marbre.

SMEGPhotos : Serge Mouille / Smeg – SMEGSerge MouillePhotos : Serge Mouille / Smeg – Serge Mouille

Le lampadaire 3 bras de Serge Mouille

Avec Serge Mouille, le luminaire a trouvé un maître du dépouillement. Dès 1953, Mouille commence ses recherches sur les formes en métal et se lance dans la fabrication artisanale de luminaires, tout en assurant la direction de l’atelier d’orfèvrerie de l’École des Arts Appliqués auquel il doit sa formation première. C’est l’un des premiers à concevoir des réflecteurs en métal aux formes pures, uniformément peints en noir, articulés sur des bras pivotants de portées diverses. Très recherchés, ses luminaires sont réédités par sa veuve, Gin, et commercialisés par la boutique Espace Lumière à Paris.

Publié le 12/10/2012 par La rédaction
S'inscrire à notre newsletter
OK